Communiqué du MPO
Soutien du gouvernement fédéral aux pêcheurs de homard de l’Atlantique et à leurs familles
Le 10 juin 2009
NOTA : Cliquez sur le menu de gauche pour le communiqué et lire les réactions des pêcheurs dans les Artcles médias.
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Les organisations de pêcheurs des provinces
atlantiques lancent un appel pour une intervention des
gouvernements en vue de l’effritement des marchés du homard
Shédiac (N.-B.), le 7 mai, 2009 — Les organisations de pêcheurs du Canada atlantique lancent un appel pour une réunion urgente avec les ministres des pêches fédéraux et provinciaux afin de traiter de la détérioration importante des marchés de homard qui menace la survie de milliers d’entreprises de pêche de petite taille dans la région atlantique.
Les membres pêcheurs du FFAW/CAW de Terre-Neuve et du Labrador, de l’Union des pêcheurs des Maritimes du Nouveau-Brusnwick et de la Nouvelle-Écosse, du PEIFA de l’Ile-du-Prince-Édouard, du Regroupement des Pêcheurs professionnels du Nord de la Gaspésie du Québec font une demande collective d’intervention urgente à la lumière des rapports récents sur les prix de homard qui se situent dans les environs de $2.75- $3.50 la livre.
« Nous envisageons des prix que nous n’avons pas témoigné en une trentaine d’années – et ceci aurait le potentiel de détruire la pêche au homard en atlantique avec aussi ses pêcheurs et leurs communautés qui en dépendent économiquement », selon the Secrétaire-trésorier du FFAW David Decker. « Les gens ne semblent pas réaliser que le homard est l’espèce la plus importante pour les plus petites entreprises de pêche, donc celles qui ont des bateaux de moins de 45 pieds, très nombreuses dans les communautés rurales du Canada atlantique. Nous avons grandement besoin de nos gouvernements en ce moment pour qu’ils prennent des mesures immédiates pour remédier aux problèmes actuels et de l’avenir.
Christian Brun, avec l’Union des pêcheurs des Maritimes (UPM) affirme aussi que : « Ce sont des temps historiques en ce que nous n’avons pas vu une détérioration aussi considérable de l’industrie de homard en temps récents modernes… et le la gravité de cette situation a aussi exigé de moyens historique. C’est une des rares occasions que les associations de pêcheurs en atlantique s’alignent pour des actions concertées. Nous avons déjà pu trouver un consensus sur plusieurs éléments, entre autre, nous sommes tous d’accord que nos gouvernements ont depuis trop longtemps ignorés cette industrie essentielle pour le canada atlantique par son impact économique. Cela demeure une triste réalité puisque de bonnes idées d’ajustements structurels de l’industrie ont été proposées bien avant l’arrivée de cette crise et ils ont subi le sort des tablettes…
Nous sommes d’avis que cette industrie promet un potentiel énorme dans un futur rapproché. Plusieurs pays en ont perçu une opportunité et ont rapidement agit : pourquoi est-ce que nos gouvernements ne veulent pas faire de même afin que la pêche canadienne demeure compétitive à l’échelle mondiale? » Kay Wallace représente le Gulf Nova Scotia Bonafide Fishermen’s Association, et en son sens : «L’industrie de la pêche au canada atlantique fait face à une crise immédiate en raison d’une sévère diminution des prix aux débarquements. Les pêcheurs de homard font des achats avec les bénéfices nets de leur pêche dans leurs communautés locales. Avec des prix aussi bas, ils ne feront aucuns bénéfices – seulement des pertes. Cela aura des effets dévastateurs pour les économies des communautés côtières.
Les effets se feront sentir pour les nouveaux plus jeunes entrants dans la pêche qui pourraient être forcé de quitter l’industrie brusquement. Dave Crawford, aussi de la même organisation, ajoute que « Je ne sais vraiment pas ce que plusieurs pêcheurs vont faire pour s’en tirer. » Les organisations de pêcheurs du Canada atlantique veulent que les ministres fédéraux et provinciaux travaillent avec eux pour en tirer des solutions afin d’appuyer les pêcheurs pour l’année en cours, mais aussi, pour arriver avec un plan afin d’assurer la viabilité future de l’industrie de homard en atlantique par les moyens d’initiatives de marketing et par la voie de la rationalisation.
Ed Frenette reflète le sentiment d’abandon des pêcheurs quand il déclare que : Trois millions de citoyens canadiens en ont assez des abus du gouvernement de Stephen Harper. Il est temps pour se lever debout et ce réveil pourrait se faire par les pêcheurs, mais à mon avis, le tout pourrait avoir un effet boule de neige… Les prochaines réunions des organisations de pêcheurs de l’atlantique vont concentrer justement sur les diverses options quant aux actions qui seront mises en œuvre. En tout, environs 10,000 pêcheurs subissent l’effet de la détérioration importante des marchés, ce qui comprend plus de 3,000 pêcheurs en Nouvelle-Écosse, 2,500 pêcheurs à Terre-Neuve et Labrador, 1800 pêcheurs au Nouveau-Brunswick, 1,500 pêcheurs sur l’Ile-du-Prince-Édouard et 1,000 pêcheurs au Québec.
Pour de plus amples renseignements:
Bill Broderick
NFFAW
Terre-Neuve
Tél. : (709) 576-7276
Courriel : bbroderick@ffaw.nfld.net
Christian Brun
Union des pêcheurs des Maritimes (UPM)
Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse
Tél. : (506) 532-2485
Courriel : shediac@mfu-upm.com
Ed Frenette
PEIFA
Ile-du-Prince-Edouard
Tél. : (902) 566-4050
Courriel : managerpeifa@pei.eastlink.ca
Onil Cloutier
Regroupement des pêcheurs professionnels
du Sud de la Gaspésie
Québec
Tél. : (418) 689-5055
Courriel : rppsg@globetrotter.net
Kay Wallace
Nouvelle-Écosse
Gulf Nova Scotia Bonafide Fishermen’s Association
Tél. : (902) 870-1627
Courriel : kwallace.gulfnsbfa@ns.aliantzinc.ca
Ron Heighton
Northumberland Fishermen’s Coalition
Nouvelle-Écosse
Tél. : (902) 351-2741
Courriel : ronald.heighton@ns.sympatico.ca
Leonard LeBlanc
Gulf Nova Scotia Fishermen’s Coalition
Nouvelle-Écosse
Courriel : leonard.leblanc2@ns.sympatico.ca
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Le 19 mars 2009
32ième CONGRÈS ANNUEL DE
L'UNION DES PÊCHEURS DES MARITIMES (UPM)
L'Union des pêcheurs des Maritimes (UPM) a tenu son 32ième Congrès annuel à l’hôtel Ramada Inn (Palais Cristal), à Moncton. Le Congrès a débuté le dimanche 22 mars à compter de 13 h et s'est terminé le lundi 23 mars en après-midi.
Le thème du congrès de cette année était :
« La crise de l’industrie du homard :
Quelle est la recette de survie? »
Ce thème fait état d’une situation grave qui s’intensifie au sein de l’industrie de homard des marchés tourmentés par la crise économique globale. Le homard des côtiers de l’UPM, un produit normalement de luxe surtout exporté pour les restaurants et casinos aux États-Unis, subi les durs contrecoups d’une consommation sévèrement diminuée. L’organisation continuera les discussions autour des moyens disponibles pour que les pêcheurs puissent minimiser les effets négatifs pour 2009.
Le thème du Congrès tenta également de faire le point auprès des gouvernements quand à la lassitude démontrée envers cette crise. Depuis la fin 2008, l’UPM avait lancé un appel d’urgence pour un appui gouvernemental afin d’éviter la catastrophe en 2009. Le flagrant manque d’effort démontré par les gouvernements afin d’arriver avec des solutions pratiques pour réduire les effets de cette crise, tant au niveau fédéral que provincial, résulte actuellement en une frustration qui s’accumule parmi les homardiers.
Selon le Président de l’UPM, André Martin : « L’absence de mesures concrètes pour appuyer les pêcheurs de homard laisse les pêcheurs songeurs et très inquiets pour les pêches débutant pour 2009. Les opportunités n’ont pourtant pas manqué pour les deux niveaux de gouvernements fédéral et provincial. Le budget fédéral 2009 du gouvernement Harper a débuté la déception en ce qu’elle n’annonçait rien pour venir en aide aux côtiers.
De son côté, la nonchalance du gouvernement provincial Graham démontre à quel point les pêcheurs de homard sont exclus des discussions à Fredéricton. Ce dernier préfère activer rapidement une Loi sur la transformation provinciale pour rationaliser le secteur de la transformation, une Loi enchâssée en dernière session par le gouvernement Lord sans débats de fond en Chambres ni consultations avec les pêcheurs, tandis que les problèmes des pêcheurs côtiers dans la pêche au homard en 2009 ne seront aucunement adressés par cette Loi. Il faut noter qu’au-delà de 70% du homard transformé au Nouveau-Brunswick ne provient pas des pêcheurs d’ici, ce qui rend presque inopérante la Loi en question. Il faut aussi noter que le ministre des pêches provincial du Nouveau-Brunswick ne s’est pas caché récemment en disant qu’il n’allait pas pouvoir aider les pêcheurs de homard en ce temps de crise.
L’approche « laissez faire » des gouvernements démontre à quel point la pêche au homard, et les pêches en général, ne sont pas à l’agenda des politiciens - ni localement ni au niveau national. Ils diront avoir mis des sous pour les quais et pour le marketing – pas des mauvaises choses – mais en quoi ça va appuyer les homardiers à pouvoir aller pêcher en 2009 et au moins atteindre couvrir leurs frais d’opérations? Tout ça, je trouve honteux… et je presse les pêcheurs de homard de se lever la tête et dire que c’est inacceptable. »
Les quelques 120 délégués de l'Union des pêcheurs des Maritimes du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse ont eu l'occasion de faire le point sur divers dossiers, le plus important desquels ont consistés en des sessions d’information, des discussions et débats sur la crise actuelle de la pêche au homard. D’autres sujets explorés ont été la rationalisation de la flottille de homard, la pêche au hareng, l’éco-étiquetage, etc.
L’UPM est heureuse d’annoncer que la ministre fédérale des pêches, Mme Gail Shea, a été l'invitée d’honneur au Congrès.
Pour plus d'information, veuillez communiquer avec
Christian Brun au (506) 532-2485.
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Renouvellement des Pêches Atlantique
Un plan d’action pour la rationalisation de la flottille
Le 10 février 2009
L’Alliance Atlantique pour le renouvellement des Pêches (AARP) est une initiative prise par trois grands organismes des pêches côtières des régions du Golfe, du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador : le Fish, Food and Allied Workers Union (FFAW/CAW), l’Union des pêcheurs des Maritimes (MFU) et l’Alliance des pêcheurs professionnels du Québec (APPQ). Dans les années 1990, le programme d’adaptation et de redressement de la pêche de la morue du Nord (PARPMN) et la stratégie du poisson de fond de l’Atlantique (LSPA) ont apporté un soutien financier et transitoire afin d’aider des dizaines de milliers de pêcheurs côtiers et travailleurs d’usine affectés par la baisse du poisson de fond. Bien qu’ils aient fait beaucoup, ces programmes n’ont pas su « rediriger » correctement les flottilles en matière de ressources en poissons disponibles.
Récemment, l’industrie « aujourd’hui centrée sur le homard, le crabe des neiges et la crevette » a généré des valeurs au débarquement et des recettes d’exportation records. Cependant, la surcapacité, les coûts de l’essence qui augmentent ainsi que d’autres facteurs laissent entendre que beaucoup d’entreprises dans certaines flottilles ne sont pas viables. Cette situation limite la capacité de l’industrie dans son ensemble à supporter les pressions actuelles de la récession, à faire face aux défis naissants des marchés et à atteindre les objectifs de conservation.
L’ AAFR propose une stratégie détaillée pour rationaliser les flottilles côtières qu’elle représente. Les éléments de base de la stratégie sont les suivants:
- L’objectif général, est de retirer jusqu’à un tiers des entreprises actuelles des flottilles côtières des trois régions afin de mieux gérer la viabilité de l’entreprise et de refaire des réserves et d’atteindre les objectifs de durabilité.
- Il a été avancé que le gouvernement fédéral verserait environ 233 millions de dollars dans un fonds sur une période de cinq ans qui serait administrées par des agences fédérales existantes afin de fournir des capitaux et des garanties de crédit et de prêts pour soutenir la rationalisation des flottilles.
- Les organismes de pêche joueraient un rôle important dans la conception et la mise en oeuvre d’une restructuration des programmes des flottilles afin de poursuivre efficacement les objectifs de viabilité et de conservation des ressources.
- Les organismes des flottilles auraient accès au fonds et au soutien au crédit par l’entremise d’offres de service détaillées et de plans d’activités qui satisfont aux critères stricts au niveau des redditions de comptes et de l’efficacité.
- Les candidats seront responsables de la mobilisation d’un tiers ou plus des coûts d’investissements pour les plans de rationalisation de certaines flottilles. Ils peuvent faire affaire avec les gouvernements provinciaux ou tout autre partenaire pour le développement de ces plans et des ressources en matière d’investissement.
Cette proposition représente une occasion historique de revoir en profondeur la structure des pêches de l’Atlantique. Contrairement à l’approche du PARPMN et de la LSPA, les organismes de l’industrie veulent mener la barque en matière de conception de programmes qui se dérouleront à la surface de l’eau et soutenir de façon importante les coûts d’investissements. Toutefois, l’industrie ne peut accomplir ce changement d’elle même. Si le gouvernement se croise les bras, beaucoup d’entreprises en souffriront, mais la surcapacité sera toujours de mise car leur permis demeura dans l’industrie. Si le gouvernement impose des régimes de contingent individuel transférable (CIT), il y aura moins d’entreprises alors que les problèmes de viabilité demeureront, à cause des lourds nivaux d’endettement que les pêcheurs acceptent afin de racheter la part des autres. D’une façon ou d’une autre, l’objectif de conservation ne sera pas atteint parce que trop de pêcheurs continueront à travailler sous les tensions financières importantes. La proposition de l’AAFR promet des bénéfices important pour le gouvernement en matière de conservation, de changements ordonnés, d’épargnes futures au système de d’assurance- emploi et de stabilisation d’un secteur économique clé des régions côtières de l’Atlantique. Nous sommes convaincus que ces bénéfices potentiels font plus que justifier les nivaux d’investissement anticipés.
Les membres (AAFR) invitent le ministère des Pêches à enclencher les discussions formelles avec les organismes des pêcheurs et les partenaires du gouvernement provincial afin de concevoir un plan de mise en opération détaillé et de passer un accord sur les objectifs du programme et les mécanismes opérationnels.
(Voir le lien dans le menu de gauche pour le document)
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Budget 2009
Les pêcheurs côtiers de l’UPM s’indignent devant l’abandon de l’industrie des pêches
Shédiac (N.-B.), le 30 janvier, 2009 — Les pêcheurs côtiers de l’Union des pêcheurs des Maritimes (UPM) étaient anxieux et attentionnés, mais toutefois optimistes, le soir du dévoilement de ce budget fédéral tant attendu.
Le lendemain matin, pourtant, l’optimisme a disparu et la voix stridente des pêcheurs se fait entendre de partout avec plus de vigueur qu’à l’habitude : l’indignation est générale et profonde et le consensus réclame que le budget fédéral 2009 consiste en une affirmation de l’abandon systématique de l’industrie des pêches par les preneurs de décisions fédéraux.
Christian Brun, Directeur général de l’UPM, ajoute que : « Il est très clair que les idéateurs de ce budget ont stratégiquement et délibérément choisis d’accorder très peu d’importance à l’industrie de la pêche et de sa contribution pour les habitants des centaines de communautés des provinces atlantiques qui en dépendent. La pêche génère environs 50,000 emplois dans les provinces atlantiques et représente plus de 5.5 milliards d’actifs détenus dans cette région! »
Depuis déjà plusieurs années, l’UPM participe de bon augure et activement à d’innombrables consultations, sommets et cadres de renouveaux aux échelles fédérales et provinciales toujours dans l’espoir d’une écoute, d’engagements et de résultats concrets.
Ces diverses échanges et réflexions ont depuis belle lurette identifiées les outils requis afin de créer les bases fondamentales qui assureraient, pour le long-terme de l’industrie côtière, à la fois un fragile équilibre entre la viabilité des participants de la pêche côtière et la pérennité des ressources marines.
Les recommandations de l’UPM pour le long-terme à l’endroit des instances fédérales visaient à faire des ajustements structurels pour que les pêcheurs côtiers, leurs employés et leurs communautés côtières puissent accéder et bénéficier pleinement de l’énorme potentiel croissant qu’offre l’avenir des pêches. Plus spécifiquement, l’organisation croit que le nombre trop élevé de pêcheurs fait en sorte que la tarte des revenus de chacun ne suffit pas pour gagner sa vie de pêcheur côtier, et que par ce fait même, l’effort de pêche est trop élevé pour la ressource disponible. Rappelons que les revenus nets d’opérations des pêcheurs de homard du Nouveau-Brunswick et ses environs se situent en moyenne aux environs de $10,000 depuis quelques années selon les chiffres du ministère fédéral des pêches. Depuis 2002, les pêcheurs côtiers de l’UPM demandent un engagement et une contribution financière des gouvernements envers leur plan de rationalisation de ses flottilles. Ce dernier budget fédéral rate ainsi une opportunité en or de positionner favorablement l’industrie côtière avant qu’il ne soit trop tard…
À cet égard, il se peut qu’il se fait déjà très tard… L’UPM se prépare pour rien de moins que le pire scénario dès la pêche de homard de ce printemps 2009 en raison des intempéries économiques récentes. L’actuelle récession mondiale risque de mettre en péril la très fragile situation des pêcheurs de homard du Golfe du Saint-Laurent.
L’organisation est d’avis que la combinaison d’une pêche hautement dépendante sur : 1- les consommateurs de produits transformés - qui ont préféré manger du homard frais acheté à prix d’aubaine, 2- des inventaires très élevés de produits transformés entreposés depuis 2008 et 3- d’une crise de crédit mondiale qui fait ses effets auprès des industriels de la pêche pourraient bien annoncer la catastrophe sur les quais en mai 2009. Sur ce point, M. Brun s’explique : « Un volume trop élevé de homard débarqué de certaines flottilles d’autres provinces pourrait créer une surabondance globale de homard pour les marchés au cours de la période du printemps 2009, ce qui provoque une baisse des prix et qui agit au détriment des pêcheurs de homard plus en difficulté, comme par exemple ceux du Nouveau-brunswick. De plus, les inventaires entreposés de produits transformés sont actuellement déjà très élevés, il existe des chances que ces facteurs feraient en sorte que le prix chute aux environs de $2.50 à $3.00 la livre en 2009… Les pêcheurs côtiers du Golfe pris de panique devront alors choisir de pêcher à perte, ce qui provoquerait des faillites massives, ou devront choisir de ne pas pêcher du tout, et se trouver sans emploi et sans accès à l’assurance chômage.
Je me dois de prévenir les gouvernements actuels que chacun de ces deux scénarios serait désastreux pour l’économie rurale des provinces atlantiques. Je serai le premier à rappeler, dans l’éventualité que ce pire scénario se produirait, que nous aurions pu tout éviter par l’entremise d’investissements bien choisis…»
Sur ce point, l’UPM était sur la voie d’également proposer quelques options pour le court-terme afin de réduire les effets de cette crise potentielle en 2009. Ces options assumaient une certaine latitude des programmes gouvernementaux existants – une latitude qui ne semble pas exister dans ce budget…
En guise de conclusion, M. Brun persiste : « Les pêcheurs côtiers se sentent trahis par l’appareil gouvernemental fédéral et par la complicité des élus qui n’élèvent pas la voix pour souligner leur abandon. Les pêcheurs parlent forts… et une très bonne mémoire politique… et ils s’indignent de leur exclusion dans ce budget tellement crucial pour leur avenir et pour l’avenir des canadiens en situation rurale côtière.»
Pour de plus amples renseignements:
Christian Brun
Secrétaire exécutif de l’UPM
Tél.: (506) 532-2485
Courriel: christian@mfu-upm.com
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Élections 2008
S’engager en faveur des
communautés côtières du Canada
1. L’importance de l’industrie de la pêche pour les régions rurales du Canada
• La pêche commerciale au Canada est une grosse industrie. Elle génère annuellement des débarquements d’une valeur de plus de 2 milliards de dollars et des recettes d’exportation dépassant les 4 milliards de dollars pour l’économie canadienne.
• En 2006, les provinces de l’Atlantique ont vu leurs exportations de homard franchir la barre du 1 milliard de dollars, tandis que les exportations de crevette et de crabe généraient respectivement des recettes de 456 millions et de 426 millions de dollars.
• La province de la Colombie-Britannique se classe souvent première pour la valeur de ses exportations grâce aux pêches du saumon (d’élevage et sauvage), du merlu et du hareng.
• Le Manitoba, rarement considéré comme une province de pêche, tire annuellement des débarquements d’une valeur de plus de 23 millions de dollars des pêches commerciales en eau douce.
• La pêche commerciale est aussi un employeur d’importance. Nos flottilles de bateaux exploités par des pêcheurs indépendants génèrent plus de 50 000 emplois, juste du côté de la capture de l’industrie de la pêche.
• La flottille de 9 770 homardiers fournit, à elle seule, 35 000 emplois dans la capture et la transformation du homard et contribue à faire de la pêche l’employeur privé le plus important, et de loin, dans la région de l’Atlantique.
• À l’échelle nationale, les quelque 22 000 bateaux de pêche commerciale enregistrés que compte notre industrie soutiennent d’autres secteurs (construction et réparation de bateaux, approvisionnements, fabrication d’engins de pêche) des liens importants qui produisent de précieuses retombées, créent ou soutiennent des emplois.
• La caractéristique la plus importante de notre industrie de la pêche, surtout dans la région de l’Atlantique, c’est qu’elle est ancrée en milieu rural et qu’elle fournit des gagnes pain et des emplois durables à la population de petites localités souvent isolées où les emplois se font rares.
• La pêche est particulièrement importante pour les collectivités des Premières nations, surtout en Colombie-Britannique où elles participent depuis longtemps à la pêche commerciale, et aussi de plus en plus pour celles de l’Atlantique.
• L’industrie de la pêche constituée des pêcheurs-propriétaires est importante parce qu’elle est issue des collectivités côtières et qu’elle réinvestit dans ces collectivités l’argent qui y est gagné. Les collectivités retirent beaucoup plus des gains de la pêche que de n’importe quelle autre activité économique parce l’industrie repose sur de petites entreprises, exploitées par des pêcheurs-propriétaires qui y sont résidents.
2. Les pressions qui s’exercent sur l’industrie de la pêche
Malgré ces chiffres, dans l’ensemble, impressionnants, l’industrie de la pêche vit des heures difficiles. À l’instar des autres industries canadiennes axées sur l’exportation (manufacture, automobile, foresterie), la pêche est soumise à diverses pressions.
• La montée en flèche du prix des carburants (hausse de 50 p. 100 l’année dernière) a fait grimper les frais d’exploitation et réduit les marges bénéficiaires, déjà minces.
• La hausse du dollar canadien par rapport au dollar américain (principale devise pour la plupart de nos exportations, les États-Unis étant aussi notre principal marché extérieur) signifie que nous tirons de moins en moins de profits de nos produits et que nous sommes plus vulnérables aux substituts proposés par des concurrents qui produisent à coût moindre.
• Notre engagement à l’égard de la gestion durable entraîne pour nous une multitude de frais de gestion, de frais de permis et d’autres coûts imposés par la réglementation (surveillance à quai, observateurs en mer, matériel de sécurité et formation) que bon nombre de nos concurrents n’ont pas à payer.
• La grande tendance qui se manifeste dans certains de nos principaux marchés d’exportation, surtout en Europe, et qui oblige les fournisseurs à faire la preuve qu’ils pratiquent une pêche durable se traduit pour notre industrie en frais et charges supplémentaires sous forme de programmes d’écoétiquetage, de certification et de traçabilité.
• Soumises à ce genre de pressions économiques, certaines flottilles et un nombre croissant d’entreprises de pêche sont de moins en moins viables économiquement parlant. Dans certaines régions, c’est la crise. Dans l’est du Nouveau-Brunswick, par exemple, le bénéfice net moyen avant impôt des 1200 pêcheurs côtiers est de 8 776 $.
• La conjoncture actuelle décourage les jeunes d’entrer dans l’industrie de la pêche. Déjà, de nombreuses flottilles font face à une pénurie de main-d’œuvre et les bateaux de pêche restent amarrés faute d’équipages qualifiés. Par ailleurs, la formule traditionnelle du mentorat et de la formation sur le tas est en train de disparaître car les jeunes n’envisagent plus le secteur de la pêche comme possibilité de carrière.
• Comme la majorité de nos capitaines s’approche de la retraite, notre industrie fait face à une crise pour ce qui est du renouvellement intergénérationnel de la main-d’œuvre. Les pêcheurs qui souhaitent se retirer trouvent bien peu de preneurs pour leur entreprise, dont la vente devait servir à financer leur retraite.
• Par ailleurs, certaines politiques gouvernementales contribuent à empirer la situation. En faisant la promotion de solutions axées sur les forces du marché, le gouvernement incite les pêcheurs à s’endetter davantage en rachetant les actifs de leurs voisins, ce qui rend la pêche plus coûteuse et moins prometteuse pour la génération qui suit.
• En Colombie-Britannique, ces politiques ont fait perdre des permis de pêche et des possibilités de pêche aux communautés côtières, surtout les communautés autochtones, qui sont durement éprouvées. L’ironie dans tout cela, c’est que d’un côté le gouvernement s’est engagé à aider les Premières nations à devenir eux-mêmes propriétaires et exploitants d’entreprises de pêche commerciale, alors que de l’autre, il impose des politiques de pêche qui ont pour effet de réduire la participation des Autochtones à la pêche commerciale.
3. Travailler avec l’industrie de la pêche à la restructuration, à la transition et à l’innovation
• Dernièrement, le gouvernement fédéral est intervenu pour aider les industries automobile et forestière à s’adapter aux nouvelles réalités de l’économie mondiale.
• Dans son budget de 2008, le gouvernement fédéral a créé un Fonds d'innovation pour le secteur de l'automobile de 250 millions de dollars et le premier ministre a annoncé en septembre qu’il accorderait à l’entreprise Ford du Canada ltée une aide financière pouvant atteindre les 80 millions de dollars pour la production de moteurs consommant moins de carburant dans une usine de Windsor autrefois désaffectée.
• Avant cela, le gouvernement du Canada avait annoncé la mise sur pied d’un programme de 1,5 milliard de dollars pour aider les collectivités dépendantes de la forêt à diversifier leur économie en rehaussant les compétences des travailleurs forestiers, en cherchant de nouveaux débouchés aux produits du bois ainsi qu’en mettant au point des technologies innovatrices pour soutenir l’industrie nationale.
• L’industrie de la pêche n’a pas de Ford, de GM, ni de géant de l’industrie forestière qui contrôle la production dans certaines collectivités et qui peut faire pression sur le gouvernement pour qu’il l’aide à traverser les périodes difficiles.
• Notre industrie se compose principalement de petites entreprises détenues et exploitées par des pêcheurs indépendants. En revanche, quand notre industrie est en difficulté, les collectivités qui en dépendent le sont aussi, et les répercussions cumulatives sont aussi importantes que les pertes d’emplois à Oshawa ou à Windsor.
• Notre industrie de la pêche a besoin d’un engagement similaire de la part du gouvernement fédéral.
• Ce qu’il nous faut, c’est que le gouvernement fédéral lance un vaste programme d’investissements pour appuyer la restructuration de nos pêches par des moyens innovateurs qui seront mis en avant par l’industrie.
• Il faudrait que ce programme comporte trois éléments :
• Des mesures et fonds destinés à aider l’industrie à retrouver la viabilité économique en restructurant la capacité de capture dans les régions et les localités particulièrement éprouvées par la diminution des ressources et la conjoncture du marché;
• Des mesures pour aider les jeunes à entrer dans l’industrie et soutenir les pêcheurs qui prennent leur retraite;
• Des mesures pour aide l’industrie à innover et à s’adapter aux nouveaux impératifs de la mondialisation des marchés.
Pour de plus amples renseignements:
Christian Brun
Secrétaire exécutif de l’UPM
Tél.: (506) 532-2485
Courriel: christian@mfu-upm.com
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• Sondage auprès des candidats électoraux : Vers une industrie des pêches viable
I- Importance économique et sociale de la pêche en Atlantique
Les pêcheries du Canada Atlantique ont les caractéristiques suivantes (chiffres de 2005):
• L’industrie des produits de la mer de l’Atlantique vaut, en termes d’exportations, plus de $3 milliards;
• Les espèces principales (homard, crabe et crevettes) provenant de la pêche en Atlantique génèrent des revenus de débarquement de plus de $1.6 milliards;
• À titre d’exemple, la valeur des exportations associées au homard en Atlantique équivaut à près de $1 milliard, qui est générée avec plus de 9,770 bateaux et qui résultent en plus de 35,000 emplois dans les secteurs de la récolte et de la transformation.
II- Contexte actuel
• Le concept de la mer à l’assiette est une approche globale véhiculée par le ministère des pêches et des océans Canada qui a été discutée avec l’industrie au cours de diverses rencontres et qui pourrait potentiellement créer des obstacles pour les exportations actuelles de poisson, et par le fait même, pourrait avoir des incidences négatives sur la viabilité des pêcheurs. Cette approche pourrait aussi comporter des opportunités, mais elle apportera avant tout des changements historiques qui proviennent essentiellement des marchés ou des détaillants et qui impliquerait des coûts considérables pour l’industrie (éco-étiquettage, certification, traçabilité, pouvoirs aux détaillants, marketing de la pêche responsable, etc.).
• La non-adaptation de l’industrie aux tendances de la mer à l’assiette pourrait comporter des conséquences négatives majeures non seulement pour l’industrie mais aussi pour les gouvernements.
• Malgré l’importance économique et le général bon train actuel des pêches en Atlantique en ce qui concerne les exportations et les débarquements, il existe certaines régions de pêche en extrême difficulté où les entreprises de pêche sont en mode de survie et sont devenues très vulnérables depuis quelques années en raison de faibles débarquements combinés à des coûts d’opérations qui ont monté en flèche. Pour ces entreprises, les bénéfices nets qui servent à subvenir aux besoins familiaux ont fondu (À titre d’exemple, les 1200 pêcheurs côtiers multi-espèces du N.-B. gagnent en moyenne $8,776 de bénéfices nets avant impôts pour toutes leurs pêches selon les données du MPO-2006, et les coûts d’opération ont presque doublé depuis cet examen. D’autres flottilles à l’I.-P.-É., en N.-É. et au Québec qui côtoient le Détroit du Northumberland, la Baie des Chaleurs et certaines régions de Terre-Neuve vivent une situation semblable).
• L’état économique grave de ces régions en difficultés empêche l’industrie de s’adapter aux changements de la mer à l’assiette, et par ailleurs, de progresser pour mieux assurer la pérennité de la ressource et une pêche d’autant plus responsable.
• Les gouvernements n’ont proposé depuis quelques années que des mesures d’auto-ajustements de l’industrie des pêches pour répondre aux problèmes de viabilité de ces régions en difficulté, comme de pour les régions actuellement prospères. Même si une approche d’auto-ajustements (combiner des entreprises, etc.) pourrait avoir une certaine valeur en tant qu’option pour les régions prospères, il est difficile à comprendre comment un endettement additionnel servirait de solution pour des pêcheurs en mode de survie. Ce type de solution dans certains cas peut promouvoir une approche du «riche s’enrichi » et il existe des craintes aussi quant à la politique du propriétaire-opérateur et la séparation des flottilles. Sans pour autant éliminer ce type d’option, d’autres solutions doivent donc voir le jour pour les régions de pêche en difficulté en Atlantique.
• Par ailleurs, la pêche dans ces régions en difficulté n’intéresse guère une relève de jeunes pêcheurs qui évitent des investissements considérables sans qu’il existe d’optimisme pour la viabilité de leurs opérations. Le désintérêt des potentiels nouveaux entrants créé un sérieux problème pour une grande proportion de pêcheurs qui approchent la retraite et qui n’ont pas de prenants pour leur entreprise qu’elles ou qu’ils considèrent comme leur fond de retraite. Cette réalité se traduit en frustration et en résistance au changement.
• Pour toutes les raisons mentionnées ci-dessus, l’industrie de la pêche canadienne dans son état actuel risque de subir la paralysie si cette tendance continue.
• Les gouvernements ont depuis quelques années investi dans d’interminables consultations et conçu des flexibilités sur les règlements de la pêche en évitant d’investir pour des mesures additionnelles spécifiques aux pêches pour assurer la viabilité des entreprises de pêche face à des changements historiques. Le gouvernement fédéral se doit de respecter les responsabilités de son ministère fédéral des pêches et des océans Canada en lui fournissant les outils nécessaires pour répondre à ces changements et pour lui permettre de créer une base fondamentale de viabilité pour les entreprises de pêche en sérieuses difficultés.
• Les organisations de pêcheurs de l’industrie de la pêche ont pourtant démontré depuis quelques années leur engagement envers des actions en prenant des mesures concrètes afin d’assumer leur part des responsabilités depuis plusieurs années. Ces organisations ont maintenu que la pêche nécessitait d’un d’un programme de restructuration conçu par l’industrie avec un investissement important pour faire face aux changements prévus afin de créer un climat d’adaptation. Ce programme devrait comprendre, en plus de possibles options d’auto-ajustements, l’option d’un plan de rationalisation avec contributions de l’état, pour ainsi offrir une solution réaliste aussi aux régions en difficulté et pour ainsi assurer la pérennité de la ressource. En gros, des organisations de pêcheurs solides, qui ont travaillé un plan avec leurs membres, requièrent un engagement sérieux du prochain gouvernement fédéral afin de travailler en vue d’un programme de restructuration des pêches et afin de rendre disponibles les outils nécessaires pour sa mise en œuvre.
III- Recommandations
Ce document vise donc à faire enquête auprès des candidates et candidats électoraux afin de savoir quels sont leurs points de vue à l’endroit d’une mise en œuvre des recommandations suivantes :
• La mise en œuvre d’un programme important de restructuration de l’industrie des pêches de l’Atlantique, plus particulièrement, à l’endroit de trois axes principaux de développements :
1. Avant tout, des mesures concrètes urgentes, qui impliquent un investissement important additionnel, spécifiquement axé vers l’amélioration de la viabilité des entreprises de pêche, avec comme une des options, un programme de rationalisation avec contributions du gouvernement fédéral pour les régions de pêche les plus en difficulté;
2. Des mesures pour assurer une relève constante de pêcheurs dans l’industrie;
3. Des mesures pour permettre un climat d’adaptation afin d’amorcer la transition vers une approche de la mer à l’assiette.
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1. Veuillez envoyer une copie écrite de la politique – position de votre parti en ce qui concerne l’industrie de la pêche.
2. Si votre parti n’a pas de politique - position écrite axée sur les pêches, veuillez nous expliquer quelle sera votre position dans la section des commentaires.
3. Prière de cocher • la case la plus appropriée en votre sens :
• Je m’engage à faire des gestes concrets et immédiats afin de réaliser ces recommandations, surtout pour la création d’un programme de rationalisation avec contribution du gouvernement fédéral, advenant mon élection en tant que député fédéral;
• J’appuie ces recommandations en principe, mais je ne sais pas trop ce que je pourrai réussir à faire en termes concrets;
• Ces recommandations ne m’intéressent pas, puisque d’autres questions sont prioritaires pour ma région.
Commentaires additionnels :
Nom du répondant :
Candidat dans la circonscription :
Prière de noter qu’une conférence de presse sera organisée afin de communiquer les résultats de ce sondage au public au cours de la période des pré-électorale.
Le contenu de ce document a été appuyé par :
• Union des pêcheurs des Maritimes (UPM)
408 rue Main Street Shediac NB, E4P 2G1 - (NB and NS)
• Gulf NS Bonafide Fishermen’s Association - (NS)
• PEI Fishermen’s Association (PEIFA) - (PEI)
• Le Regroupement des Pêcheurs Professionnels du Sud de la Gaspésie Inc. (Quebec)
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• L’Union des pêcheurs des Maritimes (UPM) exigera des consultations suite à la 2ème lecture du projet de Loi sur les pêches C-32
Shédiac (N.-B.), le 20 mars, 2008 — L’Union des pêcheurs des Maritimes (UPM), une organisation qui représente environs 1500 pêcheurs côtiers du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse, a appuyé de façon générale les principes du projet de Loi fédéral sur les pêches
C-32 au cours de son 31ème Congrès de cette dernière fin de semaine, sous la condition que des consultations aient lieu afin que l’organisation puisse émettre ses positions dans le cadre de consultations.
En ce qui concerne les consultations demandées, l’UPM exigera de pouvoir exprimer ses positions au niveau d’un Comité permanent des pêches et des océans à la suite d’une potentielle 2ème lecture du projet de Loi au Parlement. En ce sens, l’organisation appuie le texte en général et ses objectifs globaux mais se réserve le droit de commenter certains aspects spécifiques du lourd projet de Loi au niveau de la prochaine étape du processus.
Pour de plus amples renseignements:
Christian Brun
Secrétaire exécutif de l’UPM
Tél.: (506) 532-2485
Courriel: christian@mfu-upm.com
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• L’Union des pêcheurs des Maritimes (UPM) donne un appuie général au projet de loi sur les pêches C-32 au cours de son 31è congrès annuel.
Shédiac (N.-B.), le 17 mars, 2008 — C’est sous le thème de « La viabilité des pêcheurs côtiers, un pilier essentiel pour l’approche de la mer à la table » qu’environ 140 délégués de l’Union des pêcheurs des Maritimes (UPM) du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse se sont réunis les 16 et 17 mars dans le cadre du 31ème congrès annuel de l’organisation.
Le président de l’UPM, André Martin se dit très satisfait des délibérations du congrès. « Nous avons débattu les dossiers qui nous préoccupent le plus. Certains touchaient l’avenir de la pêche côtière, et d’autres, notre organisation. Le tout nous indique que les pêcheurs veulent qu’on progresse de façon unie sur ces deux fronts au cours des prochaines années. Ils veulent aussi qu’on trouve des moyens pour éventuellement faire face et profiter d’opportunités de l’approche de la mer à la table, en commençant par l’amélioration, à la base, de la viabilité de notre flottille.» En tout, les délégués ont discuté d’une vingtaine de résolutions sur une variété de sujets et plusieurs d’entres elles ont donné lieu à des débats animés.
Une présentation de Mme la sous-ministre Michelle d’Auray du ministère des pêches et des océans Canada et de Kevin Stringer, du même ministère, ont débuté le Congrès 2008. Des présentations de M. John Sackton, Éditeur de Seafood.com et du ministre des pêches de la province du N-B. ont par la suite partagé leur point de vue avec les pêcheurs sur l’approche de la mer à la table.
Au cours du Congrès, les délégués au Congrès ont décidé d’appuyer le projet de Loi fédéral sur les pêches dans son ensemble, sans nécessairement se dire d’accord sur toutes ses parties, à la condition qu’une consultation finale avec l’industrie ait lieu. Les délégués ont aussi adopté une résolution qui démontre l’importance cruciale du plan de santé de l’UPM pour les pêcheurs côtiers du N.-B. et leur crainte de perdre ce service, qui pour plusieurs, fait une différence marquante en ces temps difficiles. Une résolution du plancher appuie les démarches de pêcheurs du Sud-Est du N.-B. pour veiller à ce qu’un projet de développement dans la région de Cap-Bimet respecte les normes environnementales et abandonne son projet de marina puisque ce dernier aurait selon leur avis un impact négatif sur l’environnement et sur les pêches de homard et de hareng de cette région.
Une autre résolution importante touchait la demande des pêcheurs de homard de l’UPM pour que les gouvernements investissent à leur tour pour une formule de rationalisation de la pêche côtières afin de répondre aux difficultés actuelles dans la pêche au homard et afin de répondre aux fondements de base d’une approche de la mer à la table. Bien que les représentants du ministère des pêches fédéral ont réitéré que la rationalisation devra se faire sans une participation financière accrue du gouvernement fédéral, le président de l’UPM, André Martin, a affirmé que « L’UPM ne baissera pas les bras. Nous venons tout justement d’appuyer les principes généraux du projet de Loi C-32, une chose que le ministre Hearn nous a souvent répété qu’il avait besoin comme base légale pour répondre aux besoins de l’industrie. Étant donné cette nouvelle position, nous allons maintenant étudier toutes les options acceptables pour la rationalisation avec notre membership, et par la suite, rencontrer le ministre pour revendiquer ce qui est juste dans les circonstances.»
Le directeur général de l’UPM, Christian Brun, explique que : « La réunion s’est bien déroulé et les pêcheurs se sont exprimés sur une gamme de dossiers qui leur porte à coeur. Ils ont eu l’occasion de jeter un coup d’œil sur ce que veut dire la mer à la table et de mieux comprendre ce qui s’en vient peut-être éventuellement avec ce nouveau pouvoir des détaillants et des consommateurs avec l’éco-étiquettage et la certification. Les présentations et discussions à mon avis ont porté fruit pour que les pêcheurs aient une meilleure compréhension de la dynamique nouvelle autour des marchés du homard, l’impact que ça pourrait avoir sur leur pêche et ce qu’ils peuvent faire pour améliorer leur pêche. Un bon exemple d’actions concrètes que les pêcheurs de l’UPM font déjà, consiste en l’initiative sur les océans propres qui vise à sensibiliser les pêcheurs et le public en général des ravages par les de déchets sur l’environnement marin. Avec ce genre de projet, nous espérons créer un momentum avec des actions pratiques… »
Ron Cormier et Haas Lindblad ont été élus aux postes respectifs de vice-président du N.-B. et de la N.-É. Paul-Aimé Mallet a été réélu secrétaire-trésorier de l’UPM.
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Pour de plus amples renseignements:
Christian Brun
Secrétaire exécutif de l’UPM
Tél.: (506) 532-2485
Courriel: christian@mfu-upm.com
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• L’Union des pêcheurs des Maritimes (UPM) se réjouit qu'un nouveau projet de Loi sur les pêches a été déposé au Parlement
Shédiac (N.-B.), le 7 janvier 2008 — L’Union des Pêcheurs des Maritimes (UPM) se dit très satisfait de la persistance du ministre Loyola Hearn quant à sa volonté de moderniser la Loi sur les pêches fédérales qui fait maintenant presque 140 ans.
Christian Brun, Directeur général de l’UPM admet que : « Plusieurs de nos pêcheurs ont exprimé leur accord pour une modernisation de la Loi sur les pêches, et cela, surtout suite aux difficultés techniques du dernier projet de Loi C-45 qui ne s’est pas matérialisée. Toutefois, nos membres veulent que notre organisation prenne une approche de précaution vis-à-vis l’immensité des changements que pourraient causer la législation. Sans vouloir retarder exagérément le processus de la Loi, l’UPM demande au gouvernements de recevoir les positions de l’industrie immédiatement en forme de colloque ou par le biais du Comité permanent sur les pêches. »
L’UPM n’avait appuyé le précédent projet de Loi C-45 à son dernier Congrès en février 2007, avant tout, faute de temps pour que ses membres puissent absorber le nouveau contenu de plus de 250 articles du projet de Loi. Bien que l’UPM appuyait plusieurs éléments du projet de Loi C-45, les délégués du Congrès Annuel de 2007 de l’UPM avaient préféré rejeter une résolution d’appuie pour le C-45 jugeant qu’il était nécessaire de faire une étude plus approfondie du document avant de prendre une position.
Depuis lors, l’UPM a expliqué les aspects qui troublaient le plus les pêcheurs côtiers et a proposé certaines pistes de changement au ministère des pêches fédérales. André Martin, le Président de l’UPM, ajoute que : « Le ministre nous a affirmé lui-même que certaines des préoccupations que nous lui avons communiquées au cours de l’été ont mené à des changements dans la dernière version du projet de Loi. Il suffit maintenant de voir aux détails et de permettre une dernière chance à l’industrie de faire valoir ses positions avant que la Loi s’en aille plus loin.»
En conclusion, l’UPM prend la position ferme qu’un texte de Loi de cette nature, avec toutes les conséquences qu’elle pourrait engendrer pour la pêche côtière, se doit de faire face aux positions de l’industrie avant de procéder en 2ème lecture au Parlement. En ce sens, l’UPM propose d’urgence une réunion spéciale du Comité permanent des pêches et des océans (FOPO) afin de permettre aux intervenants de l’industrie de s’exprimer.
Pour de plus amples renseignements:
Christian Brun
Secrétaire exécutif de l’UPM
Tél.: (506) 532-2485
Courriel: christian@mfu-upm.com
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• Manque de transparence au ministère de Pêches et Océans Canada selon l’Union des pêcheurs des Maritimes (UPM)
Shédiac (N.-B.), le 12 décembre, 2007 — C’est avec consternation que l’Union des pêcheurs des Maritimes (UPM) et les participants au Comité consultatif sur les petits pélagiques pour le sud du golfe, évènement qui s’est tenu le 5 et 6 décembre dernier, ont appris que certaines données fournies par le ministère des pêches et océans Canada (MPO) étaient erronés – et pire encore – que la justification offerte au Comité par le MPO, suite aux questions des participants, laissaient des doutes au sein du groupe quant aux intentions du ministère et quant à la transparence de ses actions.
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